On trouvera dans ce blogue les compte-rendus et photos de quelques aventures au grand air. L'idée est autant de donner des nouvelles aux nôtres que de garder en mémoire ces souvenirs de nature et d'espaces. Tant mieux si cette démarche en vient à donner des idées à certains lecteurs de passage...
mardi 5 août 2014
OUEST MTB 2014-Jours 30-31: Idaho Peak, check!
Vues d'en bas, les Kootenays se présentent comme une série de jolies montagnes érigées autour d'un beau grand lac aux eaux paisibles. Vues d'en haut, elles se révèlent colossales et beaucoup plus impressionnantes. Il a fallu faire l'ascension du Idaho Peak pour en savoir quelque chose. Comme nous commençons à accumuler les blessures de guerre (dans le coin gauche un doigt cassé et des trapèzes spasmés; dans le coin droit, un sciatique frustré et un névrome de Morton irrité), nous avons opté pour la route de gravier empruntée par les automobiles. Moins dur sur la carcasse qu'un sentier mais pas pour autant clément sur la patate. 1150 mètres de montée sur13 km depuis la ville-fantôme de Sandon. Pas exactement reposant mais oh combien satisfaisant de pouvoir ainsi s'imprégner du paysage grandissant et des arômes émanant des prés alpins en floraison. On en oubliait presque les grosses mouches qui nous tourbillonnaient autour de la tête. Mais comme on se disait à chaque voiture qui nous dépassait: à vaincre sans douleur, on remporte sans gloire. Ainsi, rendus au sommet, nous nous sentions bien glorieux.
OUEST MTB2012-Jours 27-28-29: Seven Summits Trail, check!
36 km répartis en 21 km de montée et 15 km de descente, 1100 mètres de dénivellé, un sentier à flanc de montagne avec des points de vue à n'en plus finir sur cette mer de montagnes qui nous entoure: tels sont les quelques données qui résument la Seven Summit Trail, cette ride épique et exigeante qui fait la renommée de la très charmante petite ville de Rossland. C'est avec les yeux grands ouverts, le rythme cardiaque dans le tapis, les neurones à l'affut et les muscles crispés que nos deux corps ont réussi à franchir chaque montée et à encaisser chaque descente. Fierté, émerveillement mais aussi douleurs ont été au rendez-vous. Il faut dire que nos vélos n'étaient pas exactement les montures idéales pour affronter ce genre de parcours. Ce qu'ils n'ont pas été en mesure d'amortir, ce sont nos deux squelettes qui l'ont fait. Ils ont tenu le coup et nous leur en sommes très reconnaissants.
OUEST MTB2014-Jours 26: Repos forcé
Dès le réveil, il nous parut très clair que les muscles sollicités en hiking et en vélo ne sont pas exactement les mêmes. Nous sommes complètement raides. Pas le choix, ce sera une journée de repos. Sortir du parc s'impose comme un défi en soi étant données les incendies qui font rage mais, par chance, la route est réouverte comme nous arrivons. Nous sommes donc vraissemblablement les premiers à traverser la zone dévastée où des flammes continuent de ramper au sol. Nous nous échouons finalement dans notre premier motel du voyage, situé dans un petit bled perdu du nom de Kettle Falls. Fait étonnant, il n'y a même pas de chute ici. Nous pouvons donc nous prélasser devant la TV sans les remords d'avoir manqué quoi que ce soit.
OUEST MTB2012-Jours 23-24-25: North Cascade à l'abri des incendies
Pendant qu'une partie de l'état de Washington est la proie des flammes, nous sommes enveloppés dans la végétation luxuriante du parc de North Cascade. À la vue de toute cette mousse qui pousse aux arbres et aux parapets sur le bord des routes, nous pensions bien germer. L'humidité est une réalité bien présente ici: il y a des chutes, des cascades, toutes les sortes de lichen possible... Partout la verdure. Mais North Cascade comporte aussi son lot de grosses montagnes et de glaciers. Parmi ses sommets, le mont Sourdough dont l'ascension est aussi sportive que gratifiante. Les vues à 360 degrés sur les glaciers environnants et sur les eaux émeraudes du lac Diablo se sont hissées tout en haut de notre palmarès des plus belles dayhike. Merci la vie.
OUEST MTB 2014-Jours 20-21-22: Suivez le guide
Nous étions enthousiastes à l'idée de revoir Paul et Dominique que j'avais rencontrés il y a trois ans lors de notre premier voyage dans l'ouest. Notre séjour chez eux fut un pur bonheur. On se trouve bien privilégiés de connaître ainsi deux super personnes simples, vraies, qui aiment jouer dehors autant que nous et qui, de surcroît, habitent dans un petit coin de paradis. Ce coin, ils nous l'ont généreusement fait découvrir à pied et sur deux roues. Côté vélo, une mention spéciale aux trails Nelson et Half-Nelson dont la descente est du vrai bonbon. Jacques s'est par ailleurs très brièvement essayé sur une planche à voile dans la baie de Squamish mais les vents intenses ont tôt fait de lui rappeler que 8 ans sans faire de planche ne sont pas sans conséquences. Il faudra s'y remettre pour pouvoir suivre Paul la prochaine fois. À bientôt les amis. Merci pour les bleuets.
OUEST MTB 2014-Jour 19: Whistler, ouch!
Comme chaque voyage comporte aussi son lot de pépins, nous avons profité de notre passage à Whistler pour faire le plein en la matière. D'abord, il y a eu une solide débarque de ma personne avec pour bilan quelques bonnes écchymoses et une fracture du doigt. Puis quelques minutes après être sortis de l'hôpital, ce moment d'une belle intensité où le pepper spray s'est embrayé dans la voiture et dans ma face, lui qui avait perdu sa goupille lors de ma chute antérieure. Résultat: du cayenne partout dans l'auto, dans nos bagages et sur nos pauvres petits corps en feu. De joyeuses heures de nettoyage en perspective. On se souviendra longtemps de ce moment où nous étions tous les deux affalés dans le gravier en bordure de la route, l'écume au nez, toussant à pleins poumons. Plus drôle après que pendant, assurément!
OUEST MTB 2014-Jours 17-18: Pemberton dit la fournaise
Il faisait chaud à Lillooet. Or, il fait pratiquement aussi chaud ici à Pemberton. La différence c'est qu'on est ici pour pédaler, ce qui paraît un peu masochiste. Pour combattre la chaleur, nius avons tôt fait de comprendre qu'il fallait partir tôt. Mais qui dit chaleur dit aussi sécheresse. De fait, les sentiers ici sont hyper poussiéreux, creusés, dérapants. Pas facile, surtout en descente où des switchback serrés nous attendent. Nous avons sans doute décrassé chaque pore de notre peau à Pembi. Et nous avons profité d'un superbe site de camping à Nairn Falls, sur le bord de la Green River. L'écouter couler était en soit rafraîchissant.
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